Blogue de La Romaine

Stages en soins infirmiers

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Bonjour à tous nos fidèles lecteurs,

Je profite de ce moment de tranquillité à la clinique pour vous parler de ma journée d’hier. À la clinique,  de nombreuses histoires de cas ont su éveiller la curiosité de jeunes étudiants comme nous!  Chaque consultation que nous faisons est une situation ECOS. On ouvre la porte et on ne sait jamais à quoi s’attendre.  Malgré toute cette pratique sur le terrain, notre ECOS de cette semaine nous stresse quand même!

Après dîner, un cas d’hémorragie fort intéressant a su occuper plusieurs d’entre nous. (Plus de détails à venir dans un autre article…) Pour ma part, Myriam et moi avons pris en main les autres cas de la clinique pendant que les autres étudiants et infirmières tentaient d’arrêter l’hémorragie. Nous avons vu des cas d’ongles incarnés sur des orteils de jeunes enfants. Fort heureusement, Dr Déry est disponible depuis la semaine dernière pour traiter les patients qui nécessitent une consultation médicale. Nous avons profité de sa présence pour observer comment il s’y prenait pour se départir d’un problème d’ongle incarné. Pour plus d’informations, il faut comprendre qu’il n’y a pas toujours de médecin sur place alors on en profite lorsqu’il est là!

La recette pour un bébé de 16 mois:

-Un peu de Versed P.O question d’altérer sa mémoire à court terme et de rendre notre patient K.O

-Un heureux cocktail de Xylocaine et de Marcaine pour anesthésier localement le gros orteil de notre jeune patient.

Une fois ces médicaments administrés, Dr Déry a utilisé un garrot pour isoler l’orteil en question afin d’éviter de gros saignements. Il a désinfecté avec du Baxedin et a enlevé avec son scalpel, un bout d’orteil gros comme un 10 sous. Les étudiantes et les infirmières,  nous nous sommes regardées avec un air qui voulait tout dire : Pauvre petit.. Nous avons également échangé de multiples regards de stupéfaction… attention aux cœurs sensibles. Ensuite, il a cautérisé la plaie avec son Électrocautère qui brûle la peau et qui laisse une odeur de cheveu brûlé dans la pièce pour plusieurs minutes.

Fort heureusement, le petit était fasciné par le saturomètre et son heureux cocktail avait merveuilleusement eu l’effet désiré. Nous avons fait un pansement sec et on va revoir le patient la semaine prochaine!

Nous avons également vu une infiltration (technique médicale qui consiste à injecter des anti-inflammatoires dans les articulations endolories) effectuée par Dr Déry. Nous avons utilisé un mélange de 2 ml de Xylocaine 2% + 2 ml de Marcaine et 1ml de Kenalog (anti-inflammatoire). Ce fut très impressionnant de voir la grosse aiguille de 1 pouce et demi rentrer dans le genou. La patiente avait peur de l’aiguille mais Dr Déry s’est fait très rassurant et cela s’est effectué comme un charme! C’est toujours plaisant de voir que les patients ressortent de la clinique avec un sourire, enfin soulagés de leur douleur !

Notre séjour à La Romaine s’achève… Nous en ressortons toujours plus instruits jour après jour. Nous avons été habitués de vivre ensemble depuis plus de 3 semaines maintenant et ce sera étrange de retourner chacun chez soi.

Petit message pour les prochains stagiaires en région éloignée: Expérience à ne pas rater. Vous verrez des cas et vivrez des situations que vous ne vivrez pas ailleurs. À vivre absolument !

Merci de vos commentaires au risque de répéter ce que tous vous ont déjà dit.

Au plaisir, Bich Lien Bellefleur :) xxx

Allo tout le monde,

Merci de lire nos aventures et de nous faire d’aussi beaux commentaires. Cela nous donne l’impression que vous êtes avec nous quand nous vivons toutes nos aventures. On vit vraiment des choses formidables ici, et on se disait cette semaine à quel point le retour à la réalité sera difficile parce qu’ici, tout est différent. On se rend vraiment compte que le rôle infirmier est très varié, et ce stage nous permet d’en voir une petite partie. Bref, super expérience et je suggère à tous ceux qui en ont la chance, de la tenter. Vous en sortirez grandi.

La semaine passée, j’ai eu la chance d’accompagner l’infirmière pour faire une visite à domicile. Vous devez comprendre qu’ici les ressources ne sont pas les mêmes que celles que nous avons. Les rôles ne sont pas les mêmes non plus. À elle seule, l’infirmière  doit être l’évaluatrice de la santé physique et psychologique, des besoins que la personne et son entourage peuvent avoir. Par exemple, la personne a-t-elle besoin de l’aide d’une auxilliaire familiale à la maison. L’infirmière doit aussi voir si elle a besoin d’outils pour l’aider à accomplir ses activités de la vie quotidienne, et doit planifier les soins à apporter et comment les exécuter. Elle a aussi la responsabilité de faire l’évaluation de l’autonomie fonctionnelle, c’est-à-dire un questionnaire qui permet d’évaluer la personne dans sa globalité, et ainsi connaître les pertes sur tous les aspects possibles de sa vie (ex: la personne est-elle encore capable de se lever de son lit seule, de se laver, de se faire à manger, d’aller à la toilette seule ou avec aide….). Bref, toutes ces activités de la vie quotidienne que nous faisons sans nous en rendre compte, mais qui peuvent sembler être une montagne à escalader lorsque nous tombons malade. Ailleurs, lors d’une première visite à domicile, il y aurait dans le dossier une infirmière, une travailleuse sociale, une ergothérapeute, bref tous ces professionnels qui permettent de couvrir tous les besoins de la personne. Mais pas ici.

Donc, notre évaluation commence lorsque nous recevons le dossier de la personne. On doit  bien connaître le dossier de notre patient. Il est important de relever toutes les données pour bien établir notre profil de soins. Selon les rapports, on établit un plan de soins, et on commence à  remplir le questionnaire de l’autonomie fonctionnelle. Ensuite, on fait notre sac et on apporte le matériel nécessaire pour faire une bonne évaluation physique. De plus, chez la patiente que je suis allé visiter, on avait des pansements à changer. Il a donc fallu prévoir le matériel nécessaire pur effectuer ces soins.

Donc, on ramasse tout et on part avec l’ambulance chez la patiente. J’étais très impatient et en même temps très nerveux, car j’allais entrer dans l’intimité d’une maison innu, et honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me faisais plein d’images dans ma tête. J’étais curieux mais en même temps, intimidé.  Mais finalement, ça s’est très bien passé. C’est sûr qu’il y a eu une certaine gêne au départ, mais un lien s’est installé et on a pu  procéder aux examens et évaluations demandés. Lorsque nous sommes entrés dans la maison, ce qui m’a frappé en premier, c’est que la maison était petite pour le nombre de personnes qui y vivaient. Là où je suis allé, c’était une petite maison où vivaient 6 adultes, soit 2 par chambre. La maison était propre et fonctionnelle comme n’importe quelle maison de chez nous. On est loin de l’image que l’on peut se faire parfois, imaginant toutes sortes de choses. Mais la réalité est souvent plus simple que ça.

Ensuite, on s’est installé avec la patiente et sa famille, on a jasé avec eux, on a regardé où ils en étaient avec la situation, quels étaient les besoins de la patiente et de la famille. Ensuite, c’était la prise des signes vitaux et de l’évaluation physique, le changement des pansements et aussi, dans le cas de ma patiente, une injection de médicament. Puis on est retourné au dispensaire où on a fait notre rapport sur les soins et les besoins, ajusté le plan et élaboré un PTI afin d’assurer un bon suivi et suivre l’évolution  de l’état général de notre patiente.

J’ai adoré cette expérience. Je l’ai trouvée très enrichissante. Je trouvais que je pouvais vraiment voir les besoins des gens en les voyant évoluer dans leur milieu, plutôt qu’en leur posant des questions comme on est habitué de le faire à l’hôpital. J’ai surtout aimé voir que toute l’évaluation de l’infirmière était prise en considération.

J’ai énormément apprécié la chance que j’ai eu de vivre cette super expérience.

Mathieu

LL
Cécilia part en visite à domicile avec Mathieu, Émilie et SamuelCécilia part en visite à domicile avec Mathieu, Émilie et Samuel
MathieuMathieu
Émilie et Samuel pratiquent lÉmilie et Samuel pratiquent l
Cécilia conduit sur le bout du piedCécilia conduit sur le bout du pied

ORL

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Salut tout le monde,

Je trouve vraiment intéressant de lire vos commentaires à nos articles et tant mieux si c’est apprécié! Pour ma part, j’ai beaucoup de plaisir dans ce stage et j’essaie d’en apprendre le plus possible. Les journées sont bien remplies et on a la chance de voir beaucoup de cas différents, ce qui développe la rapidité d’esprit et la capacité à faire des liens. Actuellement, pour les examens cliniques, nous nous jumelons deux étudiants ensemble et nous faisons les consultations seuls, en allant toujours valider par la suite avec Cécilia ou une autre infirmière. On commence à maîtriser les divers examens, ce qui permet de faire une évaluation complète et plus précise du patient. Par exemple, il y a toujours un certain ordre à suivre quand le patient se présente pour ce qui ressemble à un problème respiratoire. Voici un résumé de l’examen et des observations:

-Prendre les signes vitaux

-Faire un examen otoscopique: Ici, les patients ont tendance à produire beaucoup de cérumen, ce qui rend l’examen quelque peu difficile parce que le tympan et le cône lumineux ne sont pas facilement visualisables.

-Évaluer les rhinorrhées (écoulements) Si congestion, par exemple, on peut procéder à la palpation et la percussion des sinus paranasaux et frontaux, qui se révèlent positifs si le patient ressent de la douleur ou du moins de la sensibilité. On procède aussi à la translumination des sinus, qui est un bon indicateur.

-Procéder à l’examen visuel de la gorge (évaluer si rougeur ou oedème des amygdales, si la luette est en position médiane, ou s’il y a présence de dépôts blanchâtres sur la langue, entre autres) évaluer la toux (type, présence ou non d’expectorations)

-Examiner le cou:  palper afin de détecter une  hypertrophie des ganglions (signe d’infection) et évaluer la souplesse du cou

-Ausculter le coeur: Vérifier s’il y a présence d’un souffle et B1B2

-Ausculter les poumons et évaluer s’il y a une bonne entrée d’air

En faisant ces examens, j’apprends à suivre un ordre qui structure mes pensées et mon évaluation, donc qui me permettent d’orienter mes impressions sur le problème de santé.  C’est important en particulier lorsqu’on fait une CMT (communication médicale téléphonique), parce que comme nous a dit un médecin, nous sommes leurs yeux et leurs mains, étant donné qu’ils ne voient pas eux-mêmes le patient. Afin qu’il puisse poser un bon diagnostic, il faut qu’on leur communique clairement les infos recueillies en suivant un ordre précis, comme expliquait Samuel dans un  article précédent. On doit aussi orienter le diagnostic vers nos propres impressions, parce que le fait de trop dire de détails moins pertinents peut brouiller les cartes pour le médecin. Certains prennent le temps de nous dire, une fois que l’on a terminé de faire un résumé de la consultation, ce qu’on aurait pu dire autrement ou de quelle façon il aurait préféré recevoir telle information. C’est très pédagogique de recevoir ce feedback, afin de nous permettre de nous corriger.

Emilie Dufour

Bonjour à tous,

Cette semaine, nous avons eu la chance d’avoir une petite formation avec le Dr. Thériault sur l’examen neurologique. Voici les grandes lignes de l’évaluation à faire.

La tête / cou :

Plusieurs tests peuvent être faits pour évaluer les différents nerfs crâniens, je décrirais les principaux.

  • Optique (nerf II):
    • Vérifier la vision avec une chartre de lettre, le nombre de doigt ou la lumière.
    • Vérifier le champ visuel dans les quatre quadrants et par confrontation (c’est-à-dire que l’infirmière et le patient se bouche un œil. Le patient doit mentionner lorsqu’il voit le doigt de l’infirmière dans son champ de vision et s’il bouge où non).
  • Moteur oculaire commun (nerf III):
    • PERLA : pupille réactive à la lumière et l’accommodation.
  • Moteur oculaire commun (III), Pathétique (IV), Moteur oculaire externe (VI):
    • Le patient doit garder le visage droit et suivre des yeux le doigt de l’infirmière qui fait un H.
    • Le patient doit fermer les yeux et forcer pour les laisser fermer, l’infirmière « force » pour essayer des ouvrir.
  • Trijumeau (nerf V):
    • Le patient doit serrer les dents et l’infirmière vérifie la contraction musculaire de chaque côté du visage. (examen de la branche motrice du nerf trijumeau)
    • L’infirmière doit également vérifier la sensibilité au niveau du visage
  • Facial (nerf VII) :
    • Faire sourire le patient
    • Serrer les dents
    • Faire lever les sourcils
  • Spinal (nerf XI) :
    • Demander au patient de tourner la tête sur le côté alors qu’une résistance est effectuée contre le mouvement (examen du nerf spinal; muscle sterno-cleïdo-mastoïdien)
    • Le patient lève les épaules et fait une pression pour contrer la force que l’infirmière exerce (examen du nerf spinal; muscle du trapèze)
  • Grand hypoglosse (nerf XII)
    • Faire tirer la langue au patient
    • Faire dire A au patient -> vérifier la luette

Membres supérieurs :

  • Vérifier la force en demandant au patient de serrer nos doigts
  • Vérifier la sensibilité des deux côtés
  • Vérifier l’abduction et l’adduction des doigts
  • Flexion et extension des poignets pour contrer la « force » que l’infirmière exerce

Membres inférieurs :

  • L’infirmière met la main sur la cuisse du patient lorsqu’il est assis, il doit essayer de lever la jambe pour contrer cette force.
  • Empêcher de plier et de déplier le genou tout en tenant l’articulation
  • Faire marcher le patient sur la pointe des pieds
  • Faire marcher le patient sur les talons

Épreuves cérébelleuses :

  • Faire marcher le patient talon-orteils
  • Le patient doit toucher son nez et le doigt de l’infirmière par la suite
  • Faire asseoir le patient et qu’il glisse son talon sur son autre jambe de son talon à son genou et vice-versa
  • Le patient doit toucher la paume de sa main et le dessus de sa main sur ses cuisses un après l’autre (mouvements alternatifs rapides)
  • Épreuve de Romberg : faire fermer les yeux du patient et voir s’il garde l’équilibre

Réflexes :

  • Bicipital
  • Radial
  • Stylo-radial (réflexe au niveau du poignet)
  • Tricipital
  • Rotulien
  • Achilléen

Véronique

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Voici ce que nous avons accompli cette semaine :

  • Évalué de la tête aux pieds  des bébés, des enfants, des adultes et des personnes âgées;
  • Effectué l’évaluation  prénatale ainsi que le suivi post-natal des nouveau-nés;
  • Effectué des PAP tests;
  • Regardé des tympans, des yeux, des gorges, palpé des cous, écouté des poumons et des cœurs;
  • Fait des tests de dépistage de Strep A dans la gorge, des tests de grossesse, des tests d’urine, des dosages d’INR, des glycémies …beaucoup de test de glycémie…ce n’est pas rare d’avoir un résultat de 30 asymptomatique!, tests du monofilament pour détecter des neuropathies;
  • Fait des examens de l’abdomen  (auscultation, palpation et percussion);
  • Fait des tests neuro (nerfs crâniens), testé des réflexes;
  • Mesuré des œdèmes à godet;
  •  Refait des pansements;
  • Donné des antibiotiques IV;
  • Fait des ECG entre nous et sur les patients;
  • Participé à la clinique de prélèvements sanguins;
  • Participé à des évacuations par avion  (medévac) : fracture de hanche, appendicite et arythmie;
  • Gardé des patients en observation : haute tension artérielle, possibilité de pancréatite, chute d’une femme enceinte;
  • Préparé des médicaments à la pharmacie;
  • Donné  l’enseignement aux patients;
  • Effectué des examens de l’œil :
    • fluorescéine avec lampe à rayons UV : pour vérifier si lésion de la cornée,
    •  tono-pen : pour mesurer la pression de l’œil afin d’évaluer la présence d’un glaucome,
    • test de Snellen : pour mesurer l’acuité visuelle;
    • Participé à la clinique de vaccination;
    • Donné des injections de VIT B12;
    • Participé à la clinique de diabète;
    • Effectué plein de INR;
    • Participé aux gardes à tour de rôle le soir et la nuit.

Les expériences de cette semaine nous ont permis de prendre conscience de l’ampleur de nos connaissances. On en sait beaucoup plus qu’on pensait. On s’est quand même bien préparé avant de partir !

Personnellement, ce que j’en retiens c’est que la santé n’est pas une science exacte et qu’on  ne peut se fier aux apparences car les symptômes classiques ne sont pas toujours présents. Il est toujours important de tenir compte de l’histoire que nous raconte le patient, de ses antécédents et de poser des questions pertinentes car les Innus ne sont pas très bavards. 

Il ne faut pas oublié que malgré notre emploi du temps bien chargé, on a pris soin de nous en allant s’entraîner chaque soir…ou presque au Innugym  (sauf  hier soir où nous nous sommes cogné le nez sur une porte barrée!). Bref  j’ai adoré ma semaine et j’ai bien hâte de faire mon premier Medévac!!!!

Bonne semaine à tous,

Diane xxx

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Mardi dernier, j’ai eu la chance d’accompagner Odile, une infirmière super sympathique et très appréciée de ses patientes, dans ses suivis de grossesse. Selon ce qu’elle m’a dit, il y a une augmentation importante du nombre de grossesses depuis le début de l’année et ça devient difficile pour elle de répondre à tous les besoins. À La Romaine, les femmes ont un suivi régulier avec l’infirmière et se déplacent à l’extérieur pour les échographies et les examens avec le médecin, dépendamment s’il y en a un sur place ou non. Les accouchements aussi ont lieu à l’extérieur; les femmes enceintes sont transférées à Sept-Îles normalement à 37 semaines de grossesse. Les femmes suivies, en général, sont plus jeunes que ce à quoi on est habitué chez nous et ont déjà parfois plusieurs enfants à 18 ou 20 ans. L’infirmière qui fait les suivis a donc un rôle important dans l’évaluation tout au long de la grossesse et s’occupe de donner beaucoup d’enseignement, en offrant par exemple des cours prénataux (de base) privés aux parents qui le désirent.

Voilà en quoi consiste un examen typique de suivi de grossesse: questionnaire sur l’état général (nausée, fatigue, douleurs, saignements, etc.), pesée et prise de la tension artérielle, analyse d’urine (on y regarde en particulier les protéines, le glucose et les leucocytes), mesure du fond utérin et finalement l’écoute du souffle placentaire et du coeur foetal, dépendamment du nombre de semaines de grossesse. Dans certains cas, on effectue aussi des prélèvements vaginaux (gonorrhée, chlamydia, culture vaginale et Paptest). Odile m’a permis d’en faire durant la journée et j’ai vraiment apprécié cette opportunité, puisque je ne l’aurais sûrement pas fait dans des stages réguliers. C’est d’ailleurs un aspect du stage à La Romaine que j’adore et duquel je profite. Voilà, c’était un résumé d’une de mes premières expériences vécue comme étudiante ici!

Emilie

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On apprend

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Bien sûr, il faut aussi être prêt à faire des évaluations cliniques, car le rôle de l’infirmière en région éloignée est différent de ce qu’on est habitué de voir à l’hôpital. Comment bien faire une historique, observation, palpation, percussion et auscultation, et pratiquer quelques tests utiles entre autre. C’est un mince aperçu. Il nous reste plein de choses à apprendre encore. Mais en s’amusant, ça passe toujours plus vite.

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