Salut tout le monde,
Je trouve vraiment intéressant de lire vos commentaires à nos articles et tant mieux si c’est apprécié! Pour ma part, j’ai beaucoup de plaisir dans ce stage et j’essaie d’en apprendre le plus possible. Les journées sont bien remplies et on a la chance de voir beaucoup de cas différents, ce qui développe la rapidité d’esprit et la capacité à faire des liens. Actuellement, pour les examens cliniques, nous nous jumelons deux étudiants ensemble et nous faisons les consultations seuls, en allant toujours valider par la suite avec Cécilia ou une autre infirmière. On commence à maîtriser les divers examens, ce qui permet de faire une évaluation complète et plus précise du patient. Par exemple, il y a toujours un certain ordre à suivre quand le patient se présente pour ce qui ressemble à un problème respiratoire. Voici un résumé de l’examen et des observations:
-Prendre les signes vitaux
-Faire un examen otoscopique: Ici, les patients ont tendance à produire beaucoup de cérumen, ce qui rend l’examen quelque peu difficile parce que le tympan et le cône lumineux ne sont pas facilement visualisables.
-Évaluer les rhinorrhées (écoulements) Si congestion, par exemple, on peut procéder à la palpation et la percussion des sinus paranasaux et frontaux, qui se révèlent positifs si le patient ressent de la douleur ou du moins de la sensibilité. On procède aussi à la translumination des sinus, qui est un bon indicateur.
-Procéder à l’examen visuel de la gorge (évaluer si rougeur ou oedème des amygdales, si la luette est en position médiane, ou s’il y a présence de dépôts blanchâtres sur la langue, entre autres) évaluer la toux (type, présence ou non d’expectorations)
-Examiner le cou: palper afin de détecter une hypertrophie des ganglions (signe d’infection) et évaluer la souplesse du cou
-Ausculter le coeur: Vérifier s’il y a présence d’un souffle et B1B2
-Ausculter les poumons et évaluer s’il y a une bonne entrée d’air
En faisant ces examens, j’apprends à suivre un ordre qui structure mes pensées et mon évaluation, donc qui me permettent d’orienter mes impressions sur le problème de santé. C’est important en particulier lorsqu’on fait une CMT (communication médicale téléphonique), parce que comme nous a dit un médecin, nous sommes leurs yeux et leurs mains, étant donné qu’ils ne voient pas eux-mêmes le patient. Afin qu’il puisse poser un bon diagnostic, il faut qu’on leur communique clairement les infos recueillies en suivant un ordre précis, comme expliquait Samuel dans un article précédent. On doit aussi orienter le diagnostic vers nos propres impressions, parce que le fait de trop dire de détails moins pertinents peut brouiller les cartes pour le médecin. Certains prennent le temps de nous dire, une fois que l’on a terminé de faire un résumé de la consultation, ce qu’on aurait pu dire autrement ou de quelle façon il aurait préféré recevoir telle information. C’est très pédagogique de recevoir ce feedback, afin de nous permettre de nous corriger.
Emilie Dufour


